Livre et Film : Crazy Rich Asians

Hello tout le monde ! Comment allez vous ?

Aujourd’hui plus qu’une critique de livre on va aussi parler de son adaptation. Généralement, je lis le livre avant qu’il ne soit porté à l’écran mais pour Crazy Rich j’ai fais l’inverse. La raison ? J’ai un peu été prise de court avec la sortie du film au cinéma et j’avais très envie de voir sur grand écran. Donc je me suis dit « tant pis, je lirais le roman après! ».

Rachel Chu est professeure sino-américaine, elle sort avec Nick Young – chinois de Singapour – professeur comme elle, à New-York. Quand le meilleur ami de Nick se marie, le jeune couple se rend à Singapour et là c’est la surprise pour Rachel : elle découvre que son petit-ami fait parti de l’une des familles les plus riches du continent asiatique! Il n’est pas juste riche … il est follement riche. On se retrouve plongé dans un monde de luxe, de bijoux hors de prix, mais aussi de mensonges, manipulations et complots.

Ce n’est pas nouveau : lors d’une adaptation une grosse partie du livre est mise de côté. Mais en ce qui concerne Crazy Rich c’est encore plus que ça. Le film et le roman n’ont absolument rien à voir ! Certains personnages n’ont pas les mêmes caractères, les mêmes histoires. Et tout est fortement amplifié dans le roman. Là vous allez dire que c’est normal, mais je ne parle pas simplement du fait qu’il y ai plus de détails, ou plus de petites scènes qui servent surtout à renforcer les personnages. Non, non, je parle d’absolument tout. Si vous avez vu le film et trouvé que certains personnages étaient mesquins envers cette pauvre Rachel … croyez moi, dans le livre c’est pire!

L’histoire tourne autour de l’argent et de la façon dont les riches asiatiques le dépensent. A la sortie du film j’écoutais le podcast Quoi de meuf qui en parlait. Je me souviens surtout d’une remarque au sujet de l’exposition excessive de l’argent dans le film. Le reproche étant que ça devenait une débauche d’argent dépensé. Et c’est vrai que dans le film on a la représentation d’une quantité d’argent dépensé un peu n’importe quoi, n’importe comment, et sans aucune sorte de retenue. En gros, l’argent pleut ! #MakeItRain

Mais si je vous dis que c’est encore pire dans le livre, vous me croyez ? Je crois que c’est le point qui m’a le plus perturbé : un tiers des conversations tourne autour de l’argent. Vous imaginez tous les invités d’un mariage n’avoir qu’une seule question : combien a coûté la robe ? Combien pour les chaussures ? Combien pour les entrées ? Ou encore une jeune marié, sur l’autel, être en colère parce qu’une invitée ne porte pas une robe neuve ? Ou, coordonner les tenues de toute votre famille pour être sûrs d’être les plus beaux, sans arrêt?

Moi, je ne pourrais pas. Ce serait épuisant. Et pourtant c’est la vie de bien des personnages. Je dois avouer que je suis contente que cet aspect ait été édulcoré dans le film. Alors oui, il y a de l’argent partout et à foison mais on est loin du livre et c’est très bien. Parce que sincèrement, j’ai fini par trouver toutes ses discutions autour de l’argent anxiogènes. De plus, cette façon de toujours tout ramener à l’argent fausse la vision des personnages : ils s’imaginent que tout le monde est comme eux. Ainsi, pour la mère de Nick, Rachel ne peut qu’être intéressée et tout ce qu’elle fait devient la preuve qu’elle n’est là que pour l’argent.

En ce qui concerne les personnages, je trouve que Rachel et Nick sont les seuls à être resté à peu près les mêmes. Heureusement puisque ce sont les héros. Mais d’autres personnages qui étaient très peu développés dans le film sont bien plus mis en avant dans le roman. C’est un roman chorale d’ailleurs, et avoir les points de vue d’un peu tout le monde aide mieux à comprendre comment fonctionne ce mode. Prenons Eddie par exemple, dans le film il nous est rapidement présenté comme le cousin de Nick, on le voit un peu mais jamais trop. Dans le roman, en revanche, on peut réaliser à quel point il est intéressé, avide et désespéré. Alors que c’est un homme riche il vit dans la peur constante de passer pour un pauvre.

Mais, encore mieux qu’Eddie, c’est le personnage d’Astrid qui gagne en profondeur dans le roman. Elle aussi cousine de Nick, elle est au coeur d’une intrigue secondaire dans le film. Quand arrive la fin, il est compliqué de ressentir de la compassion, ou de la satisfaction, pour le destin de la jeune femme. On est pas conscient.e.s de tout ce qu’elle cache ou préserve ni même de ce qu’elle ressent. Mais au travers du roman c’est un personnage bien plus complexe qu’on découvre. Et j’avoue que j’ai beaucoup aimé lire les chapitres qui lui étaient consacré.

Je ne pense pas pouvoir faire une vraie comparaison des deux. Il y a tellement de différences entre le roman et son adaptation. Pour une fois, je pense dire que j’ai préféré le film. Parce que c’était une comédie romantique légère et drôle, avec les personnages clichés habituels et le dénouement classique. On attend pas de révolution quand on s’installe pour regarder une RomCom et ça a été le cas pour Crazy Rich. En revanche avec le livre tout ce tapage autour de l’argent, la mesquinerie ambiante et les personnages qui ne réfléchissent qu’avec leurs porte-feuilles sont vite devenus épuisants. Je ne pense pas lire le deuxième tome, mais s’il y a un deuxième film je serais présente.

Pour la note je donnais la même pour les deux. Si vous avez lu/vu Crazy Rich n’hésitez pas à en parler en commentaire !


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